Et si on était plus optimistes en 2014 ?

Crédit photo : Flickr/©Marwa Morgan/CC

Quoi de neuf sous la grisaille de ce début d’année 2014 ? Bah… c’est toujours la crise. Les faillites d’entreprises s’enchaînent, le nombre de chômeurs devrait encore atteindre des records historiques dans les années à venir,et toucher tout le monde, à commencer par les plus fragiles (jeunes, vieux, non diplômés…). Quant à la liste des bénéficiaires des Restos du coeur, elle s’allonge sans fin.  Bien qu’ultra-connectés, les gens ne se sont jamais sentis aussi seuls et isolés. Certains, comme au Japon, vont même jusqu’à louer des amis, un père ou une mère de substitution leur permettant d’échapper le temps de quelques heures à une existence dépouillée de contact humain.  Ajoutez à cela un océan de dette publique par-ci,  une bonne poignée de hausse d’impôts sur le revenu par-là. Ça va, vous êtes rassasiés ? Avez-vous eu votre dose quotidienne de sinistrose, ou on vous en ressert une marmite ?

Et si la vie, la France, le monde, ce n’était pas seulement « ça » ? Et si, en 2014, on essayait d’arrêter de se focaliser uniquement sur ce qui ne marche pas, ce qui nous manque, ou ce qu’on a raté ? Et si on réapprenait à voir sa vie, les autres autrement que du mauvais côté, au nom du désormais sacro-saint principe de « réalisme » ?

C’est le défi que lance la Ligue des optimistes de France. Je vous vois déjà sourire, les sourcils levés au ciel, la souris prête à déguerpir au plus vite de ce billet farfelu. Je vous rassure tout de suite. Non, cette ligue n’a rien d’une secte ou d’un mouvement psycho-spirituo-cosmico-rigide. Il s’agit d’une association d’intellectuels, d’écrivains, ou de monsieurs et madames « toutlemonde » qui entrevoient dans l’optimisme plus qu’un état d’esprit ou un art de vivre, un véritable devoir de salubrité publique.

« L’optimiste est quelqu’un qui optimise ses ressources et tire le meilleur des situations et des autres. Il va se servir des événements bons ou mauvais qui se présentent sur sa route, pour toujours rebondir et aller de l’avant. Attention, cela ne veut pas dire pour autant se voiler la face et dire que tout va bien. Contrairement au pessimisme, l’optimisme est une posture, un moteur d’action et de motivation pour vous, qui va aussi polliniser votre entourage », affirme Yves de Montbron, secrétaire général de la Ligue.

Bon, très bien, mais on fait comment, concrètement, pour être un peu plus optimiste ? Quelques conseils de notre optimiste aguerri :

1. Entraînez-vous tout doucement

Gare aux résolutions radicales du 1er janvier qui, une fois passé le cap des premières semaines, s’évaporent comme neige au soleil. Commencez par changer votre vision des choses, au fur et à mesure. Être optimiste, ça ne se décrète pas, ça se cultive au fil du temps. On ne naît pas optimiste ou pessimiste, on le devient. « Nous ne sommes pas tous égaux face aux situations. Certaines personnes ont une résistance à l’échec supérieure à la moyenne et se montrent globalement toujours positifs. Pour les autres, comme moi, il existe aussi un optimisme de volonté. Ce n’est pas si facile que ça en a l’air et suppose un certain entraînement. Pour vous débarrasser des mauvaises habitudes, vous pouvez par exemple poser des post-it sur le frigo ou inscrire dans votre agenda des maximes positives comme « sois heureux » ou « souris à la vie ». Ce sont des méthodes mnémotechniques répétitives qui jouent sur l’inconscient. »

2. Renoncez à la perfection

Mais, pour voir la vie un peu plus rose, un conseil, dites adieu au perfectionnisme. Vous fixer des objectifs inatteignables ne vous rendra que plus malheureux. L’optimisme, c’est la quête de solutions qui, aussi imparfaites soient-elles, fonctionnent bien. Bref, acceptez de lâcher prise par moment. « De même, gardez en tête que vous ne pourrez jamais changer les personnes qui vous entourent, qu’il s’agisse d’un chef, de votre conjoint ou de votre enfant. Autant les accepter comme ils sont, avec leurs défauts mais aussi leurs qualités. » Là encore, tout est une question de perception et de résilience.

3. Relativisez

Il vous semble difficile voire insurmontable d’apprécier et de profiter pleinement de votre vie entre les courses, le travail, les transports en commun, les devoirs du petit dernier, le ménage, les démarches administratives…. ? À chaque moment un peu pénible de la journée, essayez, juste une minute, de penser à un élément qui va bien dans votre vie ou à un souvenir agréable. Ne cédez pas à l’abattement et tentez de prendre de la hauteur sur les petits tracas quotidiens.

4. Réapprenez à savourer les petites choses du quotidien

Vous n’avez plus de prise sur le passé, vous ne maîtrisez pas votre avenir, essayez donc de vous concentrer davantage sur l’instant présent. Pour prendre du recul, il y a aussi les verres entre amis, une activité sportive, un film au cinéma, une bonne ambiance de travail, un bon repas de famille, un fou-rire, la beauté d’un coucher de soleil… « Sans entrer dans un optimisme béat, essayez de poser un regard positif et volontaire sur ce qui vous entoure. »

5. Puisez dans vos souvenirs

Citant les conseils de Florence Servan-Schreiber dans son livre 3 kifs par jour, Yves de Montbron recommande aussi de poser chaque soir par écrit trois petites choses agréables qui ont égayé votre journée. « Prenez le temps de vous remémorer les actions ou les attentions qui vous ont fait du bien. » Les écrire, c’est aussi une manière de fixer durablement l’optimisme dans nos têtes », assure-t-il.

Et de conclure : « Dans la vie, vous pouvez toujours décider de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Dans les faits, les deux postures sont dans le vrai. Mais, dans laquelle avez-vous le plus à gagner ? »

8 réflexions sur “Et si on était plus optimistes en 2014 ?

  1. Françoise dit :

    une idée : zapper les infos, toutes, et les regarder une fois tous les quinze jours, pas davantage. Si une vraie nouvelle importante survient, soyez certain que vous en entendrez parler le lundi dans les commerces, dans la rue, sur votre lieu de travail. Et vous aurez gagné davantage de sérénité. Autre idée: bien choisir ses lectures, ne pas faire entrer dans son cerveau les idées négatives des autres. Bonne journée ! 🙂

  2. Paul Siboun dit :

    Bonjour,
    (et je vous dis « Bonjour » avec un grand sourire !)
    Je ne peux que regretter que les médias ne nous aident pas en zoomant sur les « catastrophes ». Mais cela n’altèrera pas mon grand sourire (qui est toujours présent).
    Un grand merci pour votre article qui va rallier, comme moi, tous les « optimistes inconditionnels »… Continuez d’écrire, je reste votre fidèle lecteur / Paul

  3. mathieu dit :

    merci, j’aime les articles publiés sur votre site, regarder la vie avec d’autres filtres que ceux que la société nous suggèrent super!!!! , la crise fait partie de la vie, elle a toujours existée, aujourd’hui on parle plus des choses que par le passé et c’est tant mieux,apprenons à regarder la création , à vivre avec, à la savourer, la télé nous montre que des choses négatives, alors que des personnes merveilleuses font des actions dans l’ombre, et ne s’enlisent pas dans le défaitiste ambiant!!!!
    Marielle
    encore merci,
    ,

  4. Danjou dit :

    J’adore l’idee de l’optimisme!
    Il y a plusieurs années maintenant que j’ai pris l’habitude de lister toutes les bonnes choses qui sont dans ma vie y compris mes amis biensur
    Je visl’instant présent et du coup suis moins anxieuse puisque je n’anticipe plus les ennuis éventuels

  5. Naty dit :

    Cette article est très intéressant, et j’affirme que chaque mots , dit , tous les jours s’impriment dans notre inconscient. Un exemple dans un autre contexte.

    Je suis des personnes régulièrement pour rester mince et en bonne santé.
    Et les phrases utilisées comme :  » je suis légère  » répétées 5 fois ou « je suis lourde » répétées 5 fois.

    Faites l’expérience , et voyez comment vous vous sentez?
    Laquelle préférez-vous?

    La plus optimiste j’en suis sûr.

  6. Dutru dit :

    Cet article tombe à pic : je lis en ce moment, « Le Cercle des incorrigibles optimistes »..
    Je t’en dirai plus au moment où je lirai « la chute » de l’histoire…
    L’optimisme, c’est un peu comme le vélo… dans la nuit faut quand même pédaler si on veut arriver à bon port. Non ?
    Bonne idée de continuer ce blog pour se redresser.

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